Interview de John McCook (Eric) 

Ah, l'Italie!


Avec Portofino la magnifique à ses pieds, et ses fans à ses côtés, on ne peut que passer de merveilleux moments pour un tournage en extérieurs. Une fois rentré de cette aventure excitante, John MacCook (Eric) a rencontré CBS.com pour nous faire partager encore plus que les scènes tournées.


CBS.com: Qu'est-ce que ça fait de rentrer de Portofino?

JOHN McCOOK: Une fois le décalage horaire passé, c'est merveilleux. Mais alors, nous avons vraiment passé de très bons moments. C'était amusant et agréable. On a beaucoup travaillé, en tout cas l'équipe. Les scènes des acteurs étaient étalées sur les 5 jours, mais l'équipe technique s'est donnée à fond, c'étaient de très longues journées pour eux.


CBS.com: Vous avez obtenu des jours supplémentaires pour vous reposer ou visiter le pays?

JOHN McCOOK: [On a eu ] un jour de plus. Mon fils, Jake, était avec moi. On a fini [le tournage] vendredi, et samedi nous nous sommes envolés pour Rome [Italie], qui est à une heure d'avion seulement de Gênes. On a fait une visite en bus de 3 heures de la Rome antique. [C'était] si agréable. La commentatrice était une jeune femme blonde de 32 ans environ, vraiment très jolie. Et j'ai dit: "Regarde ça. C'est une actrice qui a appris son texte et qui va se contenter de le réciter." Mais j'avais complètement tort. Elle était comme  un professeur. Ce n'était pas seulement une commentatrice quelconque. Elle connaissait vraiment son métier et ça la passionnait. Quand nous sommes descendu du bus, c'était vraiment merveilleux, nous étions en haut du Forum.
Nous avons marché pendant 1 heure à travers ces ruines, jusqu'au Colisée plus bas.
Elle prenait les mains des gens, les posait sur les pierres et disait: "Regardez!" Elle était fantastique et Jake était [impressionné]. Moi aussi. Je l'avais déjà visité avant, mais je n'y étais jamais allé avec une personne qui savait de quoi elle parlait. C'était délicieusement merveilleux. Nous avons pris beaucoup de photos.


CBS.com: Quelle superbe expérience!

JOHN McCOOK: Quand on est  un acteur de Top Models, on ne peut aller nulle part seul en Italie. On ne peut pas aller dans la rue, et là nous étions à Rome. Dans le bus c'était bien, mais quand c'était fini, on pouvait descendre à l'hôtel ou n'importe où sur le chemin du retour. On a choisi de descendre sur la place d'Espagne. C'est samedi soir, les rues sont pleines de gens sur la place d'Espagne (des Italiens, pas seulement des touristes). Jake et moi nous sommes descendus du bus et nous avons été envahis par la foule. C'était totalement impossible pour nous d'aller voir la place d'Espagne ou autre chose. Alors, on est allé sur la Piazza près de notre hôtel, où il y avait des artistes de rue, et qui était bordée de belles boutiques et de beaux restaurants. On voulait prendre un bon repas et ensuite aller dormir, car nous prenions l'avion tôt le matin pour rentrer. Nous sommes entrés [dans le restaurant] et ça a commencé: "Oh, Eric!". J'ai dit "Chut, non, s'il vous plaît." J'ai ajouté: "Puis-je voir le propriétaire?" Ils ont fait venir le propriétaire et sa femme, qui étaient enchantés. J'ai dit: "Mon fils et moi aimerions dîner dehors, mais on ne peut pas ." Il a répondu: "Mais si vous pouvez! On va s'occuper de vous." Ils ont appelé des serveurs qui se sont occupé de nous et qui ont tenu les gens à distance. Ils étaient très gentils. Mon fils était époustouflé, et moi aussi.


CBS.com: C'était le 1er voyage de Jake en Italie?

JOHN McCOOK: Il était déjà allé en Europe quand il avait [environ] 9 ans. Mais c'était sa 1ère fois en tant qu'adulte. La production a engagé Jake pour (…) filmer les coulisses, et faire des images d'archives de l'équipe. Il ne se contentait pas de traîner avec Papa pendant que je travaillais en Italie. Il travaillait chaque matin. Il se levait plus tôt que moi la plupart du temps pour se rendre sur le lieu de tournage. Il faisait vraiment partie de l'équipe, ce qui est bien mieux que de simplement traîner avec Papa.


CBS.com: Ca a du être drôle pour lui de voir la réaction des fans en Europe.

JOHN McCOOK:  Oui. Il connaît ça. C'est un peu effrayant pour quelqu'un qui n'a jamais vu ça avant. Quand on est acteur de télé et qu'on n'a pas de garde du corps, on ne peut pas avancer dans la rue. On doit s'arrêter [pour signer des autographes] et si on s'arrête pour une personne alors il y a une [masse] de gens autour de soi et on ne peut aller nulle part sans être en fait impoli. Franchement, je ne pense pas qu'il y ait un endroit en Europe où aucun de nous  puisse aller  sans escorte. Dans presque toute l'Europe, c'est comme ça pour nous.


CBS.com: Vous avez toujours rencontré le même engouement durant toutes ces années, quand Top Models se tournait en extérieurs?

JOHN McCOOK: En Italie, oui, depuis le début. Je crois qu'on a été diffusé au bout de 6 mois d'existence en Italie, et on l'est toujours.


CBS.com: Y avait-il des lieux touristiques précis que vous vouliez absolument voir?

JOHN McCOOK: Non, car je ne savais pas combien de temps j'allais travailler. Je savais que Portofino était isolée du reste de l'Italie. C'est dans un petit bras de mer. C'est pour ça que c'est si beau, parce que c'est loin des foules. Ca coûte très cher d'aller là-bas. Les routes sont très sinueuses, le long de la mer. Les conducteurs roulent beaucoup trop vite, et le temps d'arriver, on est malade comme un chien. On traverse la petite ville de Santa Margharita, qui est un grand village de pêcheurs, pittoresque et charmant. Ensuite on rejoint la rue étroite qui mène à Portofino. Il ne peut pas y avoir 2 voitures en même temps [sur la route]. Si une voiture arrive [en face], il faut attendre. Il y a un seul parking. Ce n'est pas une construction, c'est un terrain vague. En été, quand il y a du monde, on doit attendre dans sa voiture sur la route pendant des heures, jusqu'à ce qu'une voiture sorte et qu'on puisse aller se garer.  C'est totalement impraticable, mais c'est une petite ville étonnante. Portofino est un petit village très luxueux. Ce n'est plus un village de pêcheurs. Ca s'adresse à des gens très chics.


CBS.com: L'hôtel a-t-il du fermer pour accueillir l'équipe et éloigner les fans?

JOHN McCOOK: Non, l' Hôtel Splendido est un hôtel 5 étoiles, de classe mondiale. Quel endroit! C'est incroyablement beau. Ils sont probablement fermés [pour la saison] maintenant. Ils n'étaient pas fermés quand on y était, mais c'était la fin de leur saison. L'hôtel ferme et n'ouvrira qu'en avril. A part nous, il n'y avait pratiquement pas de clients. Je pense que c'est ce que l'hôtel voulait pour nous accueillir. Ils n'auraient jamais pu nous recevoir s'ils avaient eu leur clientèle habituelle. C'est tellement à l'encontre de ce qu'ils procurent à leurs clients. Mais l'énergie, l'humour et la camaraderie que nous avons apporté au personnel était vraiment amusant pour eux, à mon avis. Le pianiste du bar était aux anges d'avoir Bobbie Eakes [Macy] pour chanter avec lui tous les soirs, ou de voir 5 ou 6 d'entre nous se lever, chanter avec lui, et danser.

CBS.com: Vous dîniez ensemble tous les soirs?

JOHN McCOOK: Presque tous les soirs. Ceux qui devaient travailler le lendemain, non, mais il y avait de grands groupes de gens qui sortaient ensemble. Bien sûr, on allait dans des endroits sans vitres, parce que sinon les gens nous regardaient à travers les vitres. Un grand nombre d'entre nous sommes allés dîner tard en semaine. On voulait juste une pizza. On est allé à Santa Margharita, mais en organisant ça, les gens de la sécurité ne leur ont pas dit qu'on venait. Ils ont appelé le restaurant et ont dit qu'une équipe de foot arrivait, pour expliquer combien de personnes seraient là. S'ils avaient dit qui venait, il y aurait eu des centaines de gens là-bas. Quand on est arrivé, ils ont dit "Qu'est-ce que c'est que ça?". Ils étaient si enthousiastes. Au moment de partir, il y avait des dizaines et des dizaines de gens dehors avec des appareils-photos.


CBS.com: Y avait-il un barrage de la langue ou est-ce que la majorité parlait anglais?

JOHN McCOOK: Non, la plupart des gens ne parlent pas anglais. A Milan, où on rencontre des hommes d'affaires et des professionnels, oui, ils parlent anglais comme nous. Mais dans les petites villes d'Italie, non. Il y avait des gens pour s'occuper de nous. On n'avait pas besoin de parler italien. Ce n'est pas comme y aller avec sa femme ou son mari, en vacances pour visiter le pays. C'est isolé et c'est artificiel parce qu'on est entouré comme des animaux de cirque.

CBS.com: Y avait-il des difficultés pour tourner en extérieurs?

JOHN McCOOK: Je ne sais pas. En tout cas je n'avais pas à m'en occuper. Je pense que la réception où nous avons tourné [ici en studio] était censée être sur la même place que celle du port. Ils ont décidé d'effacer ça. Ca aurait pris une journée entière. Pour une société de production, on en vient à réaliser à quel point la projection haute- définition est ingénieuse. Ce n'est pas un écran bleu. C'est [une projection en arrière-plan] haute-définition, avec des bateaux qui flottent sur l'eau, des gens qui marchent et des voitures qui passent. On a fait une prise [ici à L.A.] l'autre jour, avec la piste d'aviation et la ville derrière nous. On se tenait devant, en vrai, et derrière nous, il y avait la piste d'aviation et les maquettes d'avions dessus. Mais les maquettes n'étaient pas là, elles étaient à Portofino. Elles s'accordaient [parfaitement] avec nous. Visuellement, c'est incroyablement précis. On pourrait avoir un feuilleton international toute l'année, en envoyant une seconde équipe dans un bel endroit pour filmer des décors avec un acteur ou deux.


CBS.com: Est-ce que vous avez acheté quelque chose de spécial pour votre femme?

JOHN McCOOK: Non, c'était le boulot. Jake travaillait. Je travaillais. On n'a pas pu se poser pendant trois jours. On est arrivé, on est reparti, et on a du retourner [au studio]. Mais on a obtenu un jour à Rome et on a acheté des jolies petites choses pour tout le monde, finalement.



Un très grand merci à Rosa pour la traduction de cette interview.

 

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